Mouvement de grève du 12 Novembre.

Le 12 Novembre, une grève nationale est annoncée, d’une part par l’ISNIH (Inter-Syndicat National des Internes Hospitaliers), d’autre part par le BLOC (Syndicat des Anesthésiste Libéraux, Chirurgiens de France, Gynécologues Obstétriciens de France). Ces mouvements s’affirment dissociés.
Cette grève est notamment la suite logique du mouvement de grève lancé par les étudiants parisiens depuis le 17 octobre suite aux débats sur les négociations conventionnelles.

Cette grève, est des plus en plus médiatisée (le Parisien, le Figaro, RTL et j’en passe … ), soutenue par certains de leur pairs, tels le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes, l‘Inter-Syndicat National des Chefs de Clinique Assistants des Hopitaux de Ville de Faculté et ses revendications sont soutenues par de nombreux médecins, quelques soient leur spécialités, du MG au spécialiste, même le très médiatisé Michel Cymes a pris part au débat.

Cette grève est issue de l’aboutissement des négociations conventionnelles, ainsi que de plusieurs lois sorties en ces temps troublés, voici les revendications de l’ISNIH :

– Devenir signataire des négociations conventionnelles.

En effet, aucune des structures jeunes (ANEMF, ISNIH, ISNAR-IMG, RéaJGir, SNJMG, CSMF) n’a de droit de vote dans ces discussions mais seulement un poste d’observateur, ainsi, ils doivent s’en remettre à leurs seniors pour la procédure de vote. En effet, le poids d’un vote d’un syndicat dépend du nombre de ces adhérents, cependant, les structures jeunes rassemblent un nombre conséquent de membres et rassemblent le futur de la profession.


– Garantir la liberté d’exercice des médecins.

En pratique, aucune mesure visant à la coercition des jeunes médecins n’a été évoquée lors des débats sur les dépassements, cependant, de nombreux amendements ou lois ont défilés sous les yeux des députés de l’assemblée, cependant on peut noter que l’avenant 8 (convention issue des négociations) pose les termes du contrat d’accès au soin. Dans ce dernier, il est indiqué que les médecins souscrivant au contrat d’accès aux soins et installés depuis moins d’un an ne doivent pas dépasser la moyenne des dépassements d’honoraires des médecins de la REGION et de la même spécialité. Vous imaginez donc qu’un médecin ayant des frais bien plus élevés à son installation qu’un confrère déjà installé ne pourra pas se placer dans une ville où le coût de la vie est trop élevé pour lui et l’obligera donc à s’installer autre part, malgré son projet de vie familial.
Et plus récemment, un projet de loi a été déposé, laissant aux mutuelles le choix de réaliser un réseau de soin, permettant à ces mutuelles de « mieux rembourser un patient si le médecin qu’il choisit fait parti de ce réseau ». L’accès au soin serait ainsi contrôlé par les mutuelles limitant drastiquement le choix du praticien par le patient.
L’ISNIH demande donc à Mme la Ministre de ne pas soutenir ce projet de loi et de ré-affirmer par voie législative la liberté d’installation des médecins.

 

– Un respect des lois concernant les conditions de travail et de formation.

Vous n’êtes surement pas sans savoir que le respect des repos de sécurité après une garde ou une astreinte est un sujet sensible tant il n’est pas respecté à coup sur. Les 48h hebdomadaires de travail qui sont largement dépassées et les temps de formations qui s’amenuisent de plus en plus, faute à l’explosion du numérus clausus alors que le nombre d’enseignants formateur n’est pas suffisant pour prendre en charge les étudiants comme les textes le stipulent.
L’ISNIH demande donc un respect des lois concernant les temps de travail et de formation par une circulaire envoyée à l’attention des ARS et des Chefs de Clinique et la création de postes enseignants visant a combler le déficit actuel.

 

Voici le communiqué de presse diffusé par l’ISNIH.
Ces grèves sont aussi issues d’un ras-le-bol de la profession médicale, parfois stigmatisée par les médias comme le principal déclencheur de l’échec de la politique de soin menée par l’état. Médecins et étudiants vus par la population comme des profiteurs, usant de la possibilité de faire des dépassements de soins simplement pour leur confort et devant rendre des comptes à l’état pour avoir « assuré leur formation », accusés régulièrement (par ignorance) d’être les responsables des problèmes géographiques d’accès aux soins (cf : snjmg).

 

Je vous fais aussi parvenir la lettre envoyée par l’ISNIH aux internes de France expliquant le but de leur manifestation.

Pour ce qui est de Bordeaux, les élus d’UFR, les représentants des internes et moi même devons nous réunir pour décider de la conduite a tenir dans les prochains jours : organiser ou non une AGE et suivre ou non le mouvement.

Nous vous donnerons plus de détails dès que possible.

 

J’ai essayé d’être le plus objectif possible dans la rédaction de cet « article », véhiculant bien sur les propositions de l’ISNIH.
Je vous invite vivement à réagir sur le sujet.


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